Accueil › Méthodologie › 01 · Diagnostic stratégique
Établir une lecture objective et documentée de la situation politique, de ses dynamiques et de ses incertitudes, avant toute décision.
Toute organisation politique qui s’apprête à définir ou à réviser sa stratégie.
En ouverture de mission, et à nouveau lorsque le contexte évolue significativement.
Rapport de diagnostic, cartographie des enjeux, registre des hypothèses et des zones d’incertitude.
La plupart des erreurs stratégiques ne naissent pas d’un mauvais choix entre plusieurs options, mais d’une lecture erronée de la situation de départ. Surestimation de ses forces, méconnaissance d’un territoire, sous-estimation d’une dynamique adverse : ces biais sont d’autant plus fréquents que les équipes sont engagées émotionnellement dans leur projet.
Le diagnostic stratégique emprunte à la démarche scientifique son exigence fondamentale : distinguer ce que l’on sait, ce que l’on croit savoir et ce que l’on ignore. Il confronte systématiquement les données quantitatives aux enseignements qualitatifs du terrain, et soumet les convictions de l’équipe à l’épreuve des faits.
Ce premier temps conditionne la qualité de tous les suivants. Il est conduit avec une indépendance d’analyse que nous considérons comme la première valeur ajoutée d’un regard extérieur.
Six dimensions analysées de manière croisée.
Mode de scrutin, découpage, calendrier et cadre légal de la compétition.
Résultats antérieurs, évolutions de la participation et dynamiques territoriales.
Données sociodémographiques, clivages et préoccupations dominantes des populations.
Positionnements, forces et fragilités des autres acteurs politiques.
Notoriété, attributs associés et crédibilité perçue du client.
Organisation, ressources humaines et financières, réseaux et outils disponibles.
Le diagnostic suit un protocole explicite, partagé avec le client dès le cadrage.
Définition des questions clés, du périmètre et du calendrier.
Données publiques, enquêtes, entretiens et observation de terrain.
Croisement des sources et identification des dynamiques structurantes.
Présentation franche des constats, des hypothèses et des incertitudes.
Chaque outil mobilisé est documenté : ses sources, ses hypothèses et ses limites sont connues de nos clients.
Exploitation des résultats électoraux, statistiques officielles et études existantes.
Recueil des analyses d’acteurs locaux, d’observateurs et de citoyens.
Synthèse structurée des forces, faiblesses, opportunités et menaces.
Liste explicite des hypothèses retenues, de leur fondement et de leur degré de fiabilité.
Chaque indicateur est qualifié selon son statut — objectif visé, estimation calculée ou résultat mesuré — conformément à nos principes de rigueur
| Indicateur | Ce qu’il éclaire | Statut |
|---|---|---|
| Sources mobilisées | La diversité et la qualité des sources exploitées. | Résultat mesuré |
| Territoires analysés | La couverture territoriale que le diagnostic se fixe. | Objectif visé |
| Rapports de force | Les équilibres électoraux déduits des données disponibles. | Estimation calculée |
| Hypothèses documentées | La part des hypothèses assorties d’une source ou d’une justification. | Résultat mesuré |
La valeur d’un diagnostic tient à sa liberté de ton et à la rigueur de ses sources.
Nous restituons les constats tels qu’ils sont, y compris lorsqu’ils sont inconfortables.
Les zones d’ombre sont signalées plutôt que comblées par des suppositions.
Toutes les informations proviennent de sources légales et vérifiables.
Le diagnostic est un document strictement réservé au client.
Le premier devoir du stratège est de voir la situation telle qu’elle est, non telle qu’il la souhaite.Principe de travail AXIOME
Situations illustratives : elles ne décrivent pas des missions réelles.
Une personnalité souhaite évaluer lucidement le terrain avant de s’engager.
Une formation veut comprendre les causes profondes d’un résultat décevant.
Une réforme institutionnelle ou un événement majeur rend caduques les analyses antérieures.
Cela dépend du périmètre et des données disponibles. Un diagnostic resserré peut être conduit rapidement ; une analyse territoriale fine avec enquêtes de terrain demande davantage de temps.
Oui. Le diagnostic peut constituer une mission autonome, notamment pour disposer d’un regard extérieur indépendant avant une décision importante.
Uniquement les destinataires désignés par le client. Le document est protégé comme toute information stratégique sensible.
Chaque contexte politique est singulier. Un premier échange, strictement confidentiel, permet d’en saisir les enjeux et de définir l’accompagnement le plus pertinent.